Par AmandeDouce
Vittorio Matteo Corcos (1859 - 1933) est un peintre portraitiste italien. Elève, à Naples, de Domenico Morelli, il acquiert avec ce maître le goût de recherches formelles et des références littéraires, notamment Byron.

Jeune femme au chien
En 1880 il arrive à Paris et signe un contrat avec une société gérée à ce moment par Théo van Gogh, frère de Vincent. A Paris, il rencontre d'autres peintres italiens : Boldini, De Nittis, et des peintres français : Meissonier, Degas, Manet. Il peint des portraits et des scènes de genre appréciés par le public parisien.

Dans le jardin


En 1886 il rentre en Italie. Sa femme l'introduit dans les milieux littéraires, il devient vite un portraitiste recherché par les familles nobles de la région.

Portrait de la Princesse Colonna
En 1886 il expose "Sogni" (Rêve) qui devient le symbole du passage à la culture du XXème siècle et des femmes qui revendiquent le droit d'être des esprits libres. Ce tableau sera repris plusieurs fois pour illustrer des couvertures de livres.

Sogni (Rêve)
Plusieurs de ses tableaux associent femme et livre.

Il lui arrive d'évoquer des sujets un peu plus sulfureux, tels celui que vous voyez ci-dessous : "La morphinomane".

La morphinomane
Il deviendra le peintre des têtes couronnées d'Allemagne, d'Italie, du Portugal.
Mon sentiment est que ses portraits de jeunes femmes minces et corsetées, suivant les convenances de son temps sont passablement rigides et "bon chic bon genre", comme on dit.
Certaines "scènes de genres" montrent un peu plus de liberté.
Je suis intéressée par cette peinture, certes convenue, mais qui montre aussi l'évolution des hautes classes de la société de son temps.
Et je lui trouve beaucoup de charme.
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