• Cette oeuvre a déjà été publiée le 14 janvier 2013.

    Me voici renvoyée aux années 90, lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la céramique. Parallèlement aux cours des Beaux-Arts j'ai appris l'art des émaux, des engobes et des cuissons avec un céramiste réputé dans le département.

    Après un an de cours, ayant acheté un four à céramique, j'ai commencé à créer des panneaux de céramique que j'élaborais comme un puzzle, une mosaïque, à partir des dessins que je faisais à l'école des Beaux-Arts devant modèle vivant.

    Pour cette odalisque traitée dans des couleurs vives, j'ai travaillé le corps avec de la terre noire que je me suis bornée à protéger avec une couverte émaillée transparente. Les drapés ont été faits en terre blanche, recouverte d'émaux rouge, orange, un peu de violet et de jaune. Le fond, modelé lui aussi en terre blanche a été décoré au pinceau avec des engobes bleu turquoise.

     

    Jeudi - Un coup d'oeil dans le rétro : L'odalisque

    Panneau de céramique collée sur bois 40 x 50

     

    J'aimais beaucoup créer avec ce matériau infiniment plastique, la terre, et ces émaux brillants ou mats.

    Cette période "céramique" a duré quelques années et m'a laissé beaucoup de bons souvenirs.


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  • J'ai beaucoup travaillé la terre dans les premières années de ma pratique artistique. 

    J'avais fait un stage de moulage dans l'atelier d'art.

    Le processus commençait par le modelage d'un buste de terre, et un moule de plâtre était réalisé en prenant l'empreinte de cette pièce de terre avant qu'elle ne sèche.

    A l'aide de ce moule on réalisait ensuite un buste en résine, imitant le marbre blanc.

     

    Buste de résine "marbre blanc"

    J'avais réussi à ne pas casser ce moule, et je m'en suis servie  pour créer de toute pièce un nouveau buste de terre, mais que j'ai traité comme une sorte de puzzle, en créant des morceaux dans des terres de couleurs différentes (terre rouge, terre rose, terre blanche, terre noire). Et une fois les pièces cuites, j'ai reconstitué le buste en reliant les morceaux entre eux.

    Sur chaque pièce j'avais posé des impressions, des engobes et autres décors dont j'avais appris les techniques au cours de mes différents stages.

    Une des pièces était volontairement trop petite, afin de ménager une sorte de trouée dans la statue.

    Certaines pièces étaient assemblées par des "coutures" de fils de cuivre.

    L'ensemble était assez surprenant, mais il a beaucoup plu.

     

    Buste vu de 3/4 face

     

    Buste vu de 3/4 dos

    Je l'avais soigneusement ciré pour faire ressortir les engobes et les différentes nuances de terre.


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    La photo de cette statue a déjà été publiée le 09 juin 2012.

    Cette statue a été modelée à l'occasion d'un concours lors de "Journées de la céramique". Le thème était "La première femme". Elle mesure environ 50 cm de hauteur. Elle est en terre cuite patinée avec de l'acrylique et de la dorure.

     

    Dimanche - Un coup d'oeil dans le rétro : R'Ève d'Afrique


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    Pour l'assemblage des morceaux de la statue, il faut tâtonner, faire des essais avant de procéder au collage qui sera définitif : pas le droit à l’erreur !

     

    Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, j'ai aussi prévu des assemblages par laçages avec des brins de raphia naturel. Il faut donc y penser avant tout collage qui les rendraient ensuite impossibles, la statue une fois terminée, car il n'y aura aucune ouverture permettant de passer la main à l'intérieur de celle-ci.

     

     

    Ce laçage sur la hanche a été au départ mal calculé, on voit ici, à gauche, que les courbes ne s'ajustent pas. J'ai dû le reprendre à un stade plus avancé du montage, et cela n'a pas été facile...

     

     

    Contrairement aux apparences, celui-ci est correctement placé.

     

     

    Celui-ci s'agrémente de perles de buis. J'aime beaucoup. 

     

    Une fois tous les laçages en place, j'ai commencé l'assemblage général. Mais j'ai commis une erreur de départ en commençant par la base de la statue, c'est-à-dire le dos, puisque c'est un buste couché.

     

     

     

    Car très vite je me suis rendu compte de ce que je devrais tricher, que tout ne s'ajustait pas parfaitement, qu'il allait falloir décaler, parfois poncer un peu, parfois admettre un dénivelé entre deux pièces, et que tout cela n'aurait aucune importance si c'était dessous, et non dessus. Il fallait donc assembler de façon satisfaisante la partie supérieure, fut-ce au détriment les pièces du dos avec lesquelles je me débrouillerais toujours...

     

    Conclusion, j'ai défait les collages du dessous, et comme j'utilise une colle très solide, ça n'a pas été de la tarte, lol !

     

     

    Les morceaux assemblés doivent être calés pendant le séchage de la colle.

     

     

    Et enfin l’assemblage est fini !

       

    Reste à finir de combler les interstices entre les pièces, ils sont dus au jeu des rétractions, aux difficultés d’assemblage qui obligent à « tricher » pour obtenir des formes harmonieuses.

     

    Pour cela je comble les espaces entre les tessons avec de petits morceaux de terre cuite pris dans la colle (j'ai fait cuire en prévision, en même temps que mes pièces, les rognures de terre tombées pendant le modelage). Je masque la colle des interstices avec de la chamotte ou du sable coloré.

     

     

    Et pour terminer, une cire incolore va relever les coloris de la terre et des engobes et parfaire la finition.

     

     

    Et c'est la fin de l'aventure...

    J'espère qu'elle vous a plu !

      

     

     

     





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    Ma statue s’est donc trouvée débitée en deux douzaines de morceaux que j’ai laissés sécher plusieurs semaines.   

     

    Dès qu’ils ont été suffisamment secs, je les ai travaillés un par un, polissant certaines surfaces, ponçant les engobes déposées sur les impressions pour faire apparaître des lacis colorés en forme de dentelles. J'ai aussi brossé les surplus des sables colorés.

     

     

    Et puis, quand tous les tessons ont été fin prêts, le cœur battant, j’ai tenté la reconstitution de la statue avec les morceaux encore crus, « pour voir »…

    Et j’étais très contente, parce que tout semblait idéal, prêt à s'ajuster sans problème. Ah bien ouiche ! Vous verrez que...ce ne fut pas si simple...

     

     

     

     

     

    J’ai encore laissé sécher plusieurs semaines, et j’ai ensuite procédé à la cuisson des tessons. Aucun problème n’est intervenu au cours de cette importante étape. C’est sans grand danger de cuire des tessons, ça l’est beaucoup moins que de cuire une statue entière lorsqu’elle est de taille assez importante.

      

     

    J'ai constaté que, comme pour ma première statue, la cuisson des terres de couleurs différentes intimement associées s'était déroulée sans aucun problème, malgré la différence de texture de celles-ci, certaines étant chamottées (la rouge, la noire), d'autres pas (la blanche et la rose). Aucune fissure, aucune micro-explosion, pas le moindre éclat. Nickel !

     

    Ensuite est venu le moment d’assembler les morceaux du puzzle !

    Opération délicate, car à la cuisson les morceaux se déforment. Les parties courbes accentuent la courbure. Les tessons n’ont pas tous la même rétraction, puisqu’ils sont tous différents et que beaucoup sont composites, avec des terres d’indices de rétraction différents. Et j'ai dû me rendre à l'évidence : il allait falloir jouer serré !

     

    A suivre…

     








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    Après ces incrustations "chirurgicales", j’ai pris grand plaisir à tendre les volumes, à affiner amoureusement les courbes de mon buste.
     
    Puis, j’ai pratiqué des impressions avec des dentelles diverses, des tissus grossiers.  
    J’ai tracé dessus des « chemins de sable » de couleurs différentes que j’incrustais délicatement dans la terre en la martelant doucement avec un outil de bois, ignorant totalement ce que ça donnerait à la cuisson, car je ne l’avais encore jamais fait.
     
    Pour terminer, j’ai peint avec des engobes colorées turquoise et rouille d’autres « chemins ».
     
     
     
     
    J’avais dans la tête les merveilleuses photos de Hans Silvester consacrées à la tribu des Omos :
     


      Et sans du tout les copier, j’étais imprégnée de cet esprit de beauté de la nature. 

    Mais quelque chose me chiffonnait encore : c’était cet aspect « moignon » donné par la coupe brutale des membres et du cou, comme tranchés à la hache. Alors, j’ai eu l’idée de rajouter quelques boulettes irrégulières qui donnaient une impression d’effritement, comme si la terre se délitait aux extrémités. J’y ai fait couler des engobes turquoise qui augmentaient le brouillage des formes. 
     
    Et lorsque toutes ces opérations décoratives ont été terminées, après quelques jours d’attente sans protection, pour que la terre se raffermisse bien mais sans être dure, est venu le moment décisif du découpage de la statue en morceaux. C’était angoissant, mais j’étais aussi très excitée par l’importance de cette phase apparemment destructrice, mais soigneusement préparée par le traçage des lignes de découpe sur le corps de ma statue.
     
     
     Ce découpage était rendu obligatoire, je vous le rappelle, par la taille insuffisante de mon four à céramique pour cuire une grosse pièce, mais aussi pour l'effet recherché, dans l'optique de créer une "statue puzzle".
     
     
    Et après une longue séance de travail, ma statue a été entièrement découpée en une grosse vingtaine de morceaux, dont on voit ci-dessous une petite moitié.
     

    A suivre...





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      En relatant la création de ma première statue puzzle dans cet article : 

     
     

     Je le terminais en écrivant :

     

    Mais...dès ma statue finie, il m'est venu le désir de reprendre l'expérience, de renouveler ce processus long et périlleux, comme une grossesse difficile, et de donner naissance à une seconde statue du même sel. Cette statue a mis 4 ans à mûrir dans mon esprit et à venir au jour. Pour la seconde il en a été de même...mais c'est une autre histoire !  

     Il m’a fallu, en effet, quelques années de réflexion pour mettre à exécution mon projet d’une deuxième statue. 
     
    Je voulais que cette nouvelle statue soit la sœur de la première, une sœur, mais pas un clone. Depuis longtemps j’avais collectionné des images, des photos qui m’inspiraient. Et petit à petit émergeait l’idée de faire un buste couché, cambré, vibrant, dans une pose qui n’évoquerait nullement la détente et le repos. 
     
    La première statue était plutôt « cuir et métal ». Elle avait été patinée avec une cire qui renforçait les teintes rouges, brunes ou roses des terres que j’avais utilisées, et les laçages en étaient de cuir ou de cuivre. C’était une guerrière…
     
    Pour la seconde j’ai voulu plus de douceur, de féminité tendre.
    Je voulais qu’elle évoque la femme et ses blessures, la nature, la vie, et la mort : ce retour à la terre qui est l’aboutissement inéluctable pour tout être vivant.
     
     J’ai commencé par le modelage du buste. Contrairement à la première fois, je n’avais pas l’intention d’utiliser le moule de plâtre que j’ai pourtant conservé. De plus, je n’avais pas de modèle vivant et j’ai travaillé en m’aidant de photos de nus et de mes propres dessins.  Après quelques semaines je ne savais plus bien si j’étais satisfaite ou pas du travail accompli. J’ai soigneusement recouvert ma statue de chiffons humides et de sacs en plastique et je l’ai laissée dormir presque un an, en entretenant soigneusement l’humidité des chiffons pour la conserver bien souple.
     
    Un beau jour, j’ai décidé de m’y remettre et je lui ai fait revoir le jour.
    Mais la pose que j’avais prévue au début donnait un résultat qui ne me satisfaisait plus :
     

    Cette jambe levée était bizarre, et je n’avais pas l’intention de modeler plus de longueur pour les cuisses, la statue mesurant déjà une bonne soixantaine de cm de long. J’ai donc tranché dans le vif et fait les deux jambes jointes. Déjà c’était mieux ! On voit sur la photo qu'à l'intérieur de ma statue j'ai fait un "noyau" de papier journal pour limiter la quantité de terre à utiliser pour une si grosse pièce.
     
    Les formes commençaient à me sembler conformes à mon projet. La statue était cambrée, je pouvais passer la main sous ses reins, comme je l’avais imaginée !
    Lorsque sa forme m’a semblé satisfaisante, j’ai commencé à y faire de profondes incisions pour faire dans la terre rouge des inclusions de terres de couleurs différentes, blanche, rose, noire.
     
    J’ai opéré ces inclusions à différents endroits du corps, j’aime les variations de couleurs et de textures. Ma terre de base est rouge et chamottée. C’est-à-dire qu’il y a été mêlé de la poudre de terre cuite. Cela la rend plus « rustique », plus rugueuse. En incluant la terre rose et la terre blanche qui sont plus « plastiques », plus lisses, j’apportais des plages de douceur dans des endroits choisis du corps.
     
     
    à suivre... 
     
     
     





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      Lorsque j'ai exposé ma statue la première fois, c'était dans une exposition à thème : "Délires et fantaisie". Elle y avait bien sa place et je lui ai adjoint ce petit texte :

     
    Femme-délires
    Femme corsetée, lacée
    Femme puzzle
    Femme marquée, percée, excisée, enchaînée
    Femme en dentelles, en porte-jarretelle
    Femme noire, Femme blanche, Femme rose, Femme brune
    Femme stigmates, femme stigmatisée.

      Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a suscité des réactions.   Certaines personnes étaient rebutées ou carrément choquées par l'aspect torturé donné par les laçages, elles n'aimaient pas du tout...et le disaient ! Certaines (surtout des femmes, d'ailleurs) ne pouvaient même pas la regarder.   D'autres personnes aimaient énormément, et la façon qu'elles avaient de m'en parler me montrait que mes intentions étaient comprises, et qu'une vraie communication passait entre elles et moi à travers ma statue.   Quoi de mieux pour une artiste ?   http://i38.servimg.com/u/f38/11/18/21/59/buste_13.jpg             Mais...dès ma statue finie, il m'est venu le désir de reprendre l'expérience, de renouveler ce processus long et périlleux, comme une grossesse difficile, et de donner naissance à une seconde statue du même sel.   Cette statue a mis 4 ans à mûrir dans mon esprit et à venir au jour. Pour la seconde il en a été de même...mais c'est une autre histoire !








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    (Suite)
     
    Lorsque la terre a été bien sèche, j'ai procédé à la cuisson à des températures allant de 880° à 960° afin que la terre rouge ait des nuances différentes (plus elle cuit à haute température plus elle est rouge), et parce que la terre noire, si elle cuit à trop basse température, sort d'un vilain marron opaque qui ne me plaît pas du tout.
    Je me suis retrouvée avec une petite vingtaine de morceaux de terre cuite à assembler. Et je vous assure que cela n'a pas été une mince affaire. Les terres ne "bougent" pas toutes de la même façon à la cuisson. Elles se rétractent plus ou moins, les courbes se redressent un peu...ou un peu plus...
     
    J'ai commencé par le bas, évidemment, collant les tessons les uns aux autres au mieux possible. Et au fur et à mesure que je montais, les déformations rendaient la tâche de plus en plus ardue. Il fallait poncer, tricher, placer de petites cales pour remonter une pièce. Il ne fallait pas oublier de placer au fur et à mesure les laçages de cuivre ou de cuir, leur donner soit un aspect de sutures soigneuses de cicatrices, soit une allure de laçage de corset.
     
    J'ai transpiré, je vous assure ! Par moments, excédée par la difficulté, pour éviter de m'énerver, j'arrêtais le montage et le reprenais calmement le lendemain. Jamais je ne me suis découragée. C'était un projet difficile, mais je savais où je voulais arriver, et que j'y arriverais! C'était un défi, un pari avec moi-même.
     
    Et la statue a été montée. J'étais la plus heureuse des artistes !
     
    Voici le côté pile de la statue qui mesure environ 50 cm de hauteur. Demain je vous montrerai le côté face.
     
    http://i38.servimg.com/u/f38/11/18/21/59/buste_12.jpg Terres cuites et engobes
     A suivre...





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        Dans un article du 24 mai dernier, j'expliquais comment j'avais créé un buste en poudre de marbre, à partir du moulage en plâtre d'une statue de terre - que j'avais faite devant modèle vivant.   http://amandedouce.over-blog.net/article-un-buste-1-105751705-comments.html#anchorComment    Et j'expliquais aussi que j'avais pu récupérer ce moule de plâtre. Ce moule me donnait la possibilité de faire d'autres tirages, mais à quoi bon décliner des clones de ma statue ? Une idée me trottait dans la tête : créer une autre pièce qui rendrait compte de la femme qui a vécu. Celle qui n'est plus toute neuve, mais blessée par la vie, et à chaque fois replâtrée, rafistolée par le temps qui adoucit les peines et cicatrise les plaies. Une femme couturée de cicatrices mais toujours belle et femme, et affrontant courageusement les agressions à venir. Reprendre mon thème de la femme-puzzle développé à plat par mes mosaïques de céramique, mais en volume. Et puisque le moule était utilisable, il me servirait de support pour concrétiser cet assemblage. Et je me suis lancée. Par estampage, j'ai "foncé" ce moule (on utilise ce terme en pâtisserie) de morceaux de terre de différentes couleurs : terre rouge, terre rose, terre noire, terre blanche. Et ceci en prenant soin que les morceaux n'adhèrent pas les uns aux autres, en interposant un film plastique entre eux. Je les ai décollés du moule au bout de quelques jours, alors que la terre était encore humide, mais déjà ferme, afin d'éviter de les déformer. Et j'ai travaillé sur ces morceaux : des impressions de dentelles, des applications d'engobes colorées en bleu turquoise, pour donner à la terre un côté féminin, évoquer les lingeries, accentuer l'érotisme. http://i38.servimg.com/u/f38/11/18/21/59/anbust10.jpg Des lignes de trous qui permettraient des laçages reliant deux tessons entre eux.   Lorsqu'ils ont été secs, j'ai poncé les parties douces, les seins, le ventre...L'estampage avait parfois été volontairement grossier afin de donner à certains morceaux un aspect rugueux, brut, de créer un contraste lisse/rugueux.   http://i38.servimg.com/u/f38/11/18/21/59/anbust11.jpg   Chaque morceau a été pensé en le re-situant dans le tout. J'avais mon projet dans la tête, je savais où je voulais aller, mais le tout c'était d'y arriver !   Oui, je sais, je suis un peu tordue, quelquefois...lol.   A suivre....  

      
      
      





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