•  Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "Le pointillisme".

     

    Le "pointillisme" utilise des points de peinture juxtaposés, au lieu de mélanger deux couleurs, pour en faire une troisième. Par exemple en faisant voisiner points bleus et points jaunes l'œil lisait le mélange bleu plus jaune, c'est-à-dire vert. Georges Seurat en a fait un système, et c'est Paul Signac qui l'a théorisé sous le nom plus technique de "divisionnisme".

    J'ai choisi pour vous ces deux toiles de Théo Van Rysselberghe, peintre belge né à Gand en 1862 et mort à Saint-Clair au Lavandou en France en 1926.

    Il fait ses études à l'Académie des Beaux-Arts de Gand et à Bruxelles. Vers 1886 il découvre l'œuvre de Georges Seurat. Il est très ami avec Paul Signac et partage ses idées anarchistes.

     

    Samedi - Le tableau du samedi :

     

    "La lecture"

     

    Il voyage en Espagne, puis au Maroc (Tanger). Il rentre en Belgique et il adopte le pointillisme sur le modèle de Georges Seurat. A la fin du XIXème siècle, le pointillisme de ses peintures fait place à une composition à larges touches allongées. 

     

    Samedi - Le tableau du samedi :

     

    "Portrait de Mme Margareta von Kuhlmann-Stumm"

     

    Il s'installe à Paris en 1898, puis près du Lavandou jusqu'à la fin de sa vie.

    J'aime beaucoup l'univers de ce peintre, et je ferai bientôt un article plus illustré à propos de son œuvre abondante. Le premier tableau montre bien la technique du pointillisme. Le second est plus dans la technique de larges touches allongées juxtaposées, comme indiqué ci-dessus. 

     


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     Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "La musique".

     

    Ce tableau dont je n'ai pas réussi à trouver l'auteur (si vous le connaissez je suis preneuse), montre un ensemble musical de la Renaissance.

    A partir de la Renaissance, la musique instrumentale s'autonomise par rapport au chant et au sacré. La facture des instruments se diversifie et on voit se constituer des familles d'instruments. On augmente de 2 octaves l'étendue sonore qui n'en comptait généralement que 3 au Moyen-Age.

    Ainsi s'introduisent des sonorités graves ou aigües qui excèdent la capacité de la voix humaine qui était jusque là la seule référence.

     

     

     

    Dans cette œuvre picturale, on peut voir trois femmes penchées sur une partition. L'une souffle dans une flûte, l'autre pince les cordes d'un luth. Celle qui est au milieu est probablement la chanteuse du groupe. Sur la gauche, un homme portant les attributs du "Fou" semble apprécier le concert.

    Ce tableau a attiré mon regard. J'aime ses couleurs, ses costumes d'époque, la composition dont le centre d'intérêt est la partition posée sur la table et vers laquelle tous les regards convergent. On sent une grande concentration.


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     Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "La musique".

     

    Pour ce thème, j'ai choisi ce beau tableau d'Auguste Renoir (1841 - 1919).

    Il fait partie d'une série de peintures représentant des hommes et des femmes jouant de la guitare, créées à la fin des années 1890.

    Le fond aux lignes verticales met en valeur les courbes du personnage, de son costume et du grand fauteuil. On retrouve la lumière, la douceur et le modelé des œuvres de Renoir.

     

    Samedi - Le tableau du samedi : La musique

     

    "Femme jouant de la guitare"

    Huile sur toile (81 cm x 65 cm)


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     Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est, en l'honneur de la fête des mères qui aura lieu demain : la Mère.

     

    J'ai choisi ce tableau de Virginie Demont-Breton. Cette représentation d'une jeune mère qui porte ses deux enfants et s'agrippe avec ses pieds nus sur des rochers symbolise pour moi la difficulté pour une jeune femme chargée de famille de traverser la vie, chemin difficile et qui la mobilise tout entière.

     

    Samedi - Le tableau du samedi : La mère

     

    Virginie Demont-Breton (1859 - 1935)

    Evidemment il paraît curieux qu'elle marche sur ces pierres au lieu de marcher sur le sable, alors qu'elle a les pieds nus...mais après tout, ce sont peut-être des sables mouvants ??? 

     

    Virginie Demont-Breton est une artiste peintre et femme de lettres française. Peintre de genre, son œuvre illustre principalement la vie des pêcheurs du Pas-de-Calais. Elle est la fille du peintre Jules Breton, peintre réaliste.

     

    Dès l'âge de 21 ans elle expose au Salon des artistes français. La même année elle épouse le peintre Adrien Demont, ils auront trois filles.

    Son style est académique et réaliste et elle évolue au cours de sa carrière vers le naturalisme.

    J'ajoute ici deux autres tableaux de cette artiste où on retrouve le thème de la mère de famille pauvre.

     

     

    Samedi - Le tableau du samedi : La mère

     

    "Dans l'eau"

     

    Samedi - Le tableau du samedi : La mère

     

    "La plage"


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  •  Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "Le chat et l'oiseau"

     

    Ce thème a aussi été traité en mosaïque par les romains. On en voit ici deux exemples créés à la même époque.

    Il me semble que la première ait servi de modèle à la deuxième car elle montre plus de sens du mouvement et de l'expression. Mais c'est juste mon appréciation.

     

     

    Samedi - Le tableau du samedi - "Le chat et l'oiseau"

     

     

     

    Mosaïque Pompéi 75 av JC

     

     

    Samedi - Le tableau du samedi - "Le chat et l'oiseau"

     

    Mosaïque d'une villa romaine sur la Via Ardeatina, à côté de Cecchignola à Rome

    Epoque républicaine premier quartier du Ier siècle avJC


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     Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "Le chat et l'oiseau".

    J'ai choisi ce tableau de Jean-Jacques Bachelier, ce qui m'a donné l'occasion de m'informer sur ce peintre que je ne connaissais pas du tout.

    Mon attention a été attirée par la virtuosité de la représentation de la fourrure de l'animal et le jeu de la lumière sur l'oiseau, le chat et les herbes couvrant le sol, alors que dans le fond les buissons restent dans l'ombre. Les animaux sont en plein mouvement, saisis sur le vif. C'est un travail de virtuose !

     

    Samedi - Le tableau du samedi : "Le chat et l'oiseau"

    Jean-Jacques Bachelier - "Chat Angora guettant un oiseau"

     

    Jean-Jacques Bachelier (1724 - 1806) fut peintre, écrivain et administrateur. Il peignait des fleurs (il atteignit dans ce domaine une grande renommée à son époque), des animaux et des natures mortes.

    Il était doté d'une grande curiosité pour les problèmes techniques et a redécouvert le secret de la peinture à la cire en 1755 et a inventé un nouveau blanc de plomb en 1790. En 1755 il a été nommé décorateur des Bâtiments du Roi.

    En 1765, il a fondé à ses frais une école gratuite de dessin pour les artisans. En 1770 il devient professeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris en remplacement de Jean-Baptiste Pigalle.

    Une vie riche et totalement consacrée à l'Art.

     

     

     


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  •  Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est "Peindre la nuit" pour la 2ème semaine.

     

    Avec un peu de retard je vais vous parler de la Nuit de Walpurgis. C'est une fête  qui a lieu dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Elle était célébrée clandestinement dans l'ancienne Germanie et a été reliée au Sabbat des Sorcières. En effet, la croyance était qu'à cette date les divinités païennes du printemps, dieu et déesses de la fécondité, se répandaient dans la Nature pour mettre fin à l'hiver, en particulier sur le Brocken, la plus haute des montagnes du Harz (Haute-Saxe, Allemagne). Et c'est pour discréditer cette croyance que l'Eglise transforma ces divinités païennes en diables et en sorcières.

    Paul Klee a peint une représentation de cette Nuit de Walpurgis.

    Enseignant au Bauhaus, Paul Klee ( 1879 - 1940) fut démis de son poste en 1933, victime de la campagne des nazis contre "l'art dégénéré". Il s'enfuit en Suisse, tomba malade et mourut en 1940. Plus d'une centaine de ses œuvres furent confisquées dans les musées et collections allemands.

    Paul Klee Wikipedia 

     

     Cliquer sur l'image pour agrandir

    Samedi - Le tableau du samedi : "Peindre la nuit" (2ème semaine)

     

    Paul Klee - "La nuit de Walpurgis" (1935)

    Gouache sur tissu marouflé sur contreplaqué 51 x 47

    Tate Gallery

     

    Dans ce tableau sombre et tourmenté, parmi les lignes entremêlées on distingue les yeux des sorcières et de hiboux. Cette interprétation de la légende est saisissante.

    Cette œuvre m'a intriguée, j'ai voulu en savoir davantage et la partager avec vous.

     


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  •  Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "Peindre la nuit".

     C'est justement un thème que j'avais décidé de traiter dans une de mes séries le mardi, mais cela ne m'empêchera pas d'y revenir par la suite.

     

    J'ai choisi de vous présenter ce tableau :

     

    Samedi - Le tableau du samedi : "Peindre la nuit"

    Homer Winslow - "Nuit d'été"

     

    J'avais déjà publié pour le "tableau du samedi" une œuvre de ce peintre, Homer Winslow, le 3 août 2019, en cliquant sur ce lien vous pourrez avoir un aperçu rapide de la carrière de cet artiste.

    Ici on observe la juxtaposition de plusieurs plans. Au premier plan danse,  éclairé par la lune, un couple de femmes tendrement enlacées. Au second plan un groupe de personnages qui semblent assis et dont on ne perçoit que les silhouettes noires. Ils tournent le dos aux danseuses et admirent les reflets de lune sur la mer agitée et les rochers noirs du troisième plan. 

    Plein de charme et de mystère dans ce tableau contrasté.


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  •  Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est la deuxième semaine pour le thème "Miniature".

     

    J'ai choisi aujourd'hui cette miniature peinte par le peintre Jean Alaux, dit "Le Romain", qui est le portrait de Marie-Pauline Laurent, elle-même peintre.

    Jean Alaux (1786 - 1864) fils et frère de peintre, fut l'ami de Ingres dont il peindra l'atelier, tableau qui aura beaucoup de succès.

    Peintre d'histoire, il était très considéré à l'époque et fut Directeur de l'Académie de France de 1847 à 1852, et élu membre de l'Académie des Beaux-Arts en 1851. Il devint peintre favori de Louis XVIII, et travailla aussi pour Napoléon III (grande coupole du Palais du Luxembourg).

    Ce peintre a créé des tableaux magnifiques, et j'ai pris plaisir à me pencher sur son œuvre peint en préparant ce billet.

     

    Samedi - Le tableau du samedi : "Les miniatures"

     

     

    J'ai choisi cette miniature parce que je trouve ce portrait tout à fait charmant, plein de douceur et le regard est très vivant.


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    Pour le "Tableau du samedi" initié par Jean-Marie, repris par Lady Marianne et continué par Fardoise et Lilou le thème, ce samedi, c'est : "Les miniatures".

    Pour la première semaine de ce thème, j'ai choisi l'auto-portrait de Jean Fouquet, né (probablement à Tours) vers 1420 et mort entre 1478 et 1481.

     

    Samedi - Le tableau du samedi : Les miniatures

     

    La biographie de Jean Fouquet est parcellaire. On sait quand même qu'il était enlumineur de formation, qu'il a voyagé, notamment en Italie où il semble avoir rencontré Fra Angelico.

    Reconnue de son temps, l'œuvre de Jean Fouquet tomba dans l'oubli jusqu'au XIXème siècle au cours duquel les romantiques français et allemands, fascinés par l'art médiéval, l'ont réhabilité.

    Signalé comme "peintre du roi" Louis XI en 1475, il semble que son activité près des Rois de France ait été plus ancienne. Une des plus connues de ses œuvres, le portrait de Charles VII, remonte aux années 1450 - 1455.

    ***

    J'ai choisi cette miniature parce que ce portrait me paraît sincère, dénué d'artifices. Le regard est émouvant, la bouche sensible, et le monochrome est d'une grande simplicité. Je le trouve émouvant.

     


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